« Chers confrères,
c’est pendant mes vacances que m’est venue l’idée de vous écrire à propos d’un sujet qui ne fera pas la Une des programmes des candidats à la présidentielle mais qui nous concerne tous : l’avenir du journalisme, notre métier. J’espère que vous pardonnerez le manque d’humilité dont je fais preuve en vous interpellant, vous, les 37.414 titulaires d’une carte de presse, mais j’ai l’impression qu’il y a urgence.
Le paysage de l’information a beaucoup changé depuis 2007, date de la dernière élection présidentielle. Si vous avez encore l’habitude de lire votre quotidien favori (Libé? Le Figaro? Les Echos?) le matin et d’acheter Le Monde à 14 heures dans les rues de Paris, vous faites partie d’une espèce en voie de disparition. Ces journaux ont une diffusion à la fois modeste et excessivement parisienne. Ils drainent en revanche une audience considérable sur leurs sites internet où ils traitent, de plus en plus, l’information en temps réel. Même la presse régionale, pourtant trop rarement à la pointe de l’innovation attire désormais du monde en ligne. D’autres sites parfois très récents, à l’audience plus modeste enrichissent le bouquet journalistique : Owni, Mediapart, Rue 89, Atlantico…
L’offre a évolué et la façon dont on accède à l’information aussi. Peut-être d’ailleurs lisez vous la presse grâce à votre Ipad ou votre Iphone, qui n’existaient pas lors du dernier scrutin? Peut-être vous exprimez vous sur Twitter, Facebook, bref sur les réseaux sociaux, qui seront sans doute bientôt plus influents que la télévision (la moitié des Américains les utilisent déjà!). En une phrase comme en cent, Internet, secteur qui recrute de plus en plus de jeunes journalistes (10,5% des nouveaux titulaires d’une carte de presse en 2010 contre 3% en 2009), bouleverse la donne dans notre profession.
La vieille industrie qu’est la presse papier fait face à des coûts énormes, à une crise du marché publicitaire et surtout à une diminution du nombre de ses lecteurs. Les difficultés de plusieurs journaux sont là pour le rappeler. Malheureusement, le web ne compense pas le manque à gagner financier d’une presse écrite qui n’est plus la vache à lait que certains investisseurs ont pu imaginer – il faut dire que cette idée date du siècle dernier!
L’innovation, l’audace, l’ambition éditoriale sont trop rares, surtout parmi les journaux « installés », dont les organisations et le management ne sont pas adaptés à l’écosystème qui se dessine. Les jeunes journalistes ont du mal à se faire une place, beaucoup doivent travailler à la pige, ce qui les empêche de faire bénéficier une rédaction de tout leur potentiel. Alors que le niveau d’éducation de la population monte, que la technologie, la finance, la science, l’industrie, le droit… atteignent un degré de complexité parfois invraisemblable, la presse n’est pas (encore) au diapason des exigences nouvelles de ses lecteurs. C’est donc à une crise de l’offre qu’il faut répondre.
La France consacre pourtant des moyens non négligeables à sa presse (plus de 4 milliards d’euros en 2008 selon ce passionnant rapport comparant plusieurs pays), mais pour quel « retour sur investissement »? Si celui-ci est mesuré par le nombre de personnes touchées par la presse subventionnée, le gaspillage est énorme, ainsi que l’illustrent parfaitement les calculs de Frédéric Filloux. En réalité, comme le montre le directeur de la recherche du Reuters Institute for the study of journalism, l’Etat doit aider la presse, mais les moyens utilisées jusque là n’ont pas été efficaces. La faute à des organisations qui ont été incapables de prendre en compte correctement leur environnement économique; la faute aussi à des gouvernements qui semblent leur avoir signé des chèques en blanc.
Que faire? Prendre notre destin en main et accepter de remettre en cause certains croyances et certains tabous. Reconnaître que le caractère irremplaçable de la presse ne constitue pas un blanc-seing et qu’au contraire il nous impose de rendre des comptes à la société, des comptes qui soient à la mesure du soutien que nous sommes susceptible d’exiger.
1. Organiser des Etats généraux du journalisme
Le président de la République actuel s’est intéressé à la presse écrite et lui a consacré des états généraux. Mais la réflexion a essentiellement porté sur les problématiques industrielles et bien peu sur l’offre éditoriale. En outre, la composition des groupes de travail donne un peu l’impression d’une réunion de « patrons » et, dans une moindre mesure, de syndicalistes. Or nous sommes pas loin de 40.000 encartés qui doivent avoir voix au chapitre, surtout les plus jeunes d’entre nous. Enfin, c’était un événement voulu par l’Etat alors que c’est aux journalistes de se prendre en main, à l’image de ce qu’ont fait les chercheurs en 2004, dont les revendications ont été le prélude à une réforme du système français.
2. Faire précéder les Etats généraux d’un état des lieux éditorial
Ce ne sont pas les rapports de hauts fonctionnaires sur la presse qui manquent. Je suggère donc cette fois de confier à des journalistes, en lien avec une université, une enquête sur l’offre éditoriale de la presse française. Ils adopteraient non pas un style technocratique mais la forme du reportage pour recenser les bonnes et les mauvaises pratiques, à l’image de ce qu’a remarquablement fait la CJR (Columbia journalism review) à deux reprises (voir ici et là). Bien sûr ils iraient aussi voir ce qui se passe à l’étranger dans le monde francophone en particulier.
Il faudrait confier ce travail à une petite équipe, en évitant les « notables » et en privilégiant des personnalités aux parcours divers, fortement ancrés dans le réel. Un Frédéric Filloux, un Francis Pisani, un Bruno Patino ou un Bernard Poulet, entourés de quelques jeunes dynamiques pourraient produire des merveilles qui serviraient de base aux discussions des états généraux.
3. Créer une agence de financement du journalisme
C’est une idée que j’ai déjà avancée et que les Belges ont su mettre en place sans heurts, elle n’est donc pas utopique. Il s’agit pour l’Etat d’arrêter de financer des coûts de structures ad vitam eternam et de soutenir des projets journalistiques précis pour une durée déterminée.
Une telle agence de financement pourrait très bien être indépendante de l’Etat tout en faisant une large place aux non journalistes dans ses instances de décision. Elle distribuerait, après une sévère sélection par des comités d’évaluation, des crédits à des journalistes, pigistes ou en rédaction, afin de mener à bien des investigations qui aujourd’hui ne sont pas envisageables en raison de l’approche court-termiste adoptée par les gestionnaires et managers des médias. Voilà qui répondrait au constat de Frédéric Filloux en suscitant une prise de risque plus grande:
Cost-centered management, added to gloomy business conditions, won’t foster initiative and risk-taking. The result is you will not see a group of journalists putting their job in play in order to launch a new product they believe in.
4. Créer un crédit d’impôt recherche pour la presse
La presse n’investit pas assez dans la R&D. Le dispositif du crédit d’impôt recherche qui permet de déduire les investissements réalisés en recherche de ce que les sociétés versent aux services fiscaux chaque année n’est pas calibré pour elle. Il convient de réfléchir au périmètre de ce que constitue la recherche dans la presse sans se limiter aux développements technologiques. Après tout, une enquête multimédia sur une nouveau phénomène de société n’est-elle pas une forme de recherche en sciences sociales? Une fois une définition trouvée il s’agit de rendre ces activités éligibles à un crédit d’impôt.
5. Créer une Haute autorité de vigilance du journalisme
Il n’est pas nécessaire de « fermer » la profession de journaliste en créant un ordre, comme celui des médecins ou des avocats. Une « Haute autorité » à la composition pluraliste travaillant sur saisine des citoyens pourrait être en mesure d’enquêter sur le traitement journalistique d’une information si celui-ci est contesté et que la plainte est jugée recevable. Ses avis, rendus publics, permettraient de démonter les dysfonctionnements éventuels et profiteraient à toute la profession. Récemment cela aurait été nécessaire après l’affaire du faux témoignage d’une assistante d’Eric Ciotti, ou après qu’une journaliste de Reuters eut lancé la rumeur selon laquelle un feuilleton du Monde était responsable de la dégringolade de la Société générale en bourse.
Il est inadmissible que notre profession ne balaie pas devant sa porte. Soutenue financièrement à bout de bras par les pouvoirs publics mais déconsidérée dans une partie de l’opinion, la presse doit améliorer sa déontologie. C’est nécessaire pour disposer d’un véritable soutien lorsque surgissent des affaires comme celle de l’espionnage d’un journaliste du Monde par le renseignement intérieur!
Les tergiversations décrites cet été par Le Monde (article payant) autour de nos règles de déontologie – combats entre syndicats pour savoir à quelle charte se référer, échec de la commission Frappat qui était à la recherche d’un impossible consensus sur un nouveau texte – ne sont plus acceptables. L’aide de l’Etat devrait être conditionnée à un effort d’organisation et de régulation de la profession. La presse, prompte à rendre compte des fautes de la police, est aujourd’hui bien loin de disposer des instances dont celle-ci s’est dotée pour sanctionner des agents ayant fauté.
6. Faire participer les journalistes à leur déontologie
Qui dit Haute autorité ne dit pas que l’Etat doit dicter aux journalistes leur conduite. Il convient d’organiser un système de rotation de journalistes issus de tous les médias au sein de cette autorité chargée de la déontologie, afin que ce soient des pairs qui instruisent les dossiers concernant des errements éventuels de journalistes ou de leur hiérarchie.
En outre, alors qu’on parle beaucoup des niches fiscales en ce moment, il faut reconnaître que nous, journalistes, bénéficions de deux dispositifs avantageux : un abattement de charges sur notre salaire mensuel (notre net est donc plus élevé que celui d’un salarié classique) et la possibilité de déduire 7.650 euros de notre revenu imposable lors de notre déclaration d’impôts. En utilisant une fraction de l’un de ces deux dispositifs, ou des deux, on pourrait amener les journalistes à financer en partie la Haute autorité dont je viens de suggérer la création. Ainsi ils seraient aussi plus concernés par cette problématique et plus impliqués.
7. Disposer d’une revue professionnelle, « chien de garde » de la presse
Une instance de déontologie ne suffira pas à faire progresser notre profession car elle ne se saisira que de cas extrêmes. Or l’analyse du traitement « tout venant » de l’information est vitale. Ni les Cahiers du journalisme, publiés trop rarement et proposant un traitement trop universitaire, ni Médias, trop grand public et souvent fourre-tout, ne remplissent la fonction de revue de référence dont le journalisme francophone a besoin.
Le modèle de ce qu’il faudrait faire se trouve de l’autre côté de l’Atlantique avec la revue de l’école de journalisme de Columbia. Un magazine, adossé à une université, et proposant un traitement journalistique (donc vivant, réactif, incisif) de notre métier : retour d’expériences, bonne pratiques, écueils et erreurs à éviter, veille technologique et éditoriale. Avec en ligne de mire l’idée d’être le « chien de garde » (watchdog) de notre profession.
Par exemple, une enquête journalistique sur la façon dont Mediapart a traité son scoop sur le « racisme » du foot français serait sans doute instructive. Les bases d’une telle revue sont posées par certains blogueurs comme Erwann Gaucher, Marc Mentré, Alice Antheaume et, plus modestement, de votre serviteur. Mais il faut aller plus beaucoup loin.
8. Revoir les relations entre les pigistes et les rédactions
Même si je pense qu’il est contre productif, le recours massif aux pigistes va se poursuivre. Dès lors, les rédactions doivent prendre des engagements envers ce type de salariés. Il faut formaliser les process de commande, de validation et, surtout, de paiement des articles (montant minimum, délais de versement etc). DRH, rédacteurs en chef et adjoints devraient s’engager à ne pas imposer à un pigiste ce qu’ils n’imposeraient pas à quelqu’un de leur équipe. Il n’est pas normal que certains doivent relancer plusieurs fois pour obtenir un paiement, une réponse à une proposition d’article etc. Quant aux titres qui se lancent, particulièrement en ligne, ils devraient s’engager à ne pas payer une pige en dessous d’un prix minimal : un pigiste qui veut travailler, bien souvent, ne pas pas dire non à des tarifs très bas.
Concrètement, une charte signée par l’encadrement de chaque média (directeur de la rédaction, directeur financier, DRH…) serait un bon début. Une certification en bonne et due forme serait un must.
9. Obliger les radios à mettre de l’ordre dans leurs RH
Travailler durablement à la radio, publique ou privée, relève d’un chemin de croix assez inimaginable. La presse, parfois donneuse de leçons quand elle apprend que des entreprises « malmènent » leurs salariés, doit mettre de l’ordre dans ses pratiques, et l’Etat doit en faire une condition de son soutien. Assez de micros CDD à répétition, il faut une vraie politique de ressources humaines.
10. Evaluer les formations au journalisme
L’Agence d’évaluation de l’enseignement supérieur et de la recherche (Aeres) devrait mener un travail spécifique pour évaluer les formations au journalisme, qu’elles soient reconnues ou non par la profession. Il y a un grand ménage à faire parmi la myriade de cursus proposés afin d’aider les aspirants journalistes à y voir clair. Et à savoir précisément leurs chances d’embauches à la sortie. Ces informations doivent être mises sur la place publique.
… Et bien sûr discuter et diffuser ce texte
Réagissez dans les commentaires à ces propositions, je ne demande qu’à les faire évoluer, à les compléter. Diffusez ce texte sur les réseaux et reproduisez le sur votre blog si vous adhérez à son esprit. Bref partagez !



Bonjour,
J’ai fait un lien vers cet articles dans un post que j’ai laissé sur mon blog :
Journalisme et Perspectives : Les journalistes, victime du sophisme !
Au plaisir de lire votre réaction.
Fabrice
Bonjour,
Une petite précision concernant l’évaluation des formations au journalisme, sujet longuement et depuis longtemps discuté, il me semble. Ce serait en effet formidable d’évaluer les formations au journalisme, comme il serait souhaitable d’évaluer de manière plus systématique les formations en général et leur adéquation avec le marché du travail. Certaines écoles supérieures le font très bien d’ailleurs (je rappelle que le suivi des jeunes diplômés est normalement obligatoire, et se fait par le biais d’enquêtes réalisées par les écoles elles-mêmes). Les 13 écoles « reconnues » par la profession le font aussi, pour certaines d’entre elles, mais de manière très inégale, et ces informations sont donc très incomplètes… (il est très difficile de « suivre » un jeune diplômé, celui-ci ne prend pas toujours la peine de répondre à une enquête…)
Aujourd’hui, tout ce que l’on sait, c’est que sur les quelques 400 à 500 jeunes diplômés de ces 13 cursus reconnus, seuls 240 se retrouvent dans les données de la CCIJP, puisqu’ils ont obtenu leur carte de journaliste professionnel. Il serait en effet intéressant de savoir où sont passés les autres (qui sont peut-être journalistes, mais n’ont pas demandé leur carte), et de manière encore plus large, où passent tous ceux qui ont suivi une formation au journalisme via un cursus non reconnu par la profession (il y en aurait près de 70 en France !). On ignore en effet aujourd’hui combien de jeunes suivent un cursus non reconnu. Les journalistes sont par ailleurs de moins en moins nombreux à demander une carte professionnelle à la CCIJP et à travailler en presse (beaucoup se tournent vers la communication, l’édition…)
L’exercice est donc compliqué, et je ne suis pas sûre que l’AERES parviendrait facilement à ses fins. Nous avons, au sein de l’observatoire, régulièrement soulevé la question du suivi des jeunes diplômés et de la possibilité de mener des enquêtes pour suivre leurs parcours, mais il faut savoir que ce travail est difficile à réaliser et demande un travail de collaboration à tous les niveaux (CPNEJ, écoles, employeurs).
Je vois qu’il n’y a pas de retours sur ton texte qui me paraît pourtant très pertinent. L’as-tu posté ailleurs ?
Laurent, merci pour tes commentaires. Au vu des stats de lecture et des mails qui m’ont été adressés je dirais que le texte a suscité un intérêt certain. Maintenant je reste modeste et je n’ai jamais pensé qu’un post pouvait révolutionner le métier. Disons que je verse mes idées au débat.
Pour ce qui est de l’interprétation que tu en fait:
- je ne pense pas qu’il faille en faire un service public au sens d’un service sous contrôle de l’Etat. Plutôt qu’il faut orienter différemment les aides pour développer un journalisme de qualité et qu’il faut aussi que la profession soit capable de mieux se réguler.
- pour le « crowdfunding » (quel horrible mot) je n’ai rien contre, mais la seule expérience française J’aime l’info est un échec pour l’instant
- rapprocher les journalistes de leur public, c’est indispensable. Cela passe par une évolution de notre attitude au quotidien et aussi sans doute par des instances de médiation, comme la haute autorité à laquelle je fais allusion.
Bonjour Théo,
Un post ne révolutionnera pas le métier, mais il faut bien commencer quelque part. C’est fait, merci à toi.
Ma réaction a été écrite sous l’effet de l’enthousiasme, elle est donc peu argumentée et part un peu dans tous les sens.
En écrivant « service public », je pensais retour aux fondamentaux, c’est à dire se souvenir qu’une, sinon la plus importante mission du journaliste, c’est de donner aux citoyens toutes les informations nécessaires à ce qu’ils puissent se faire une opinion et donc au final, voter en toute connaissance de cause. C’est un raccourci, certes, mais l’idée est là. Etre journaliste, sous entends de la responsabilité, du professionnalisme, de l’humilité, de la rigueur et l’acceptation du fait qu’un travail valable prend du temps. Donc pas mal de chose à revoir au regard de la façon dont pas mal de confères travaillent actuellement.
Et je n’imaginais pas cette histoire de monopole d’état, ni par le contrôle ni par le financement. Ce qui serait à mon sens une erreur.
Le « financement par le public » (je n’ai pas trouvé mieux ni plus parlant pour crowdfunding) découle directement de l’idée ci-dessus. C’est imaginer un moyen alternatif et complémentaire de financer des reportages. Tout individu peut participer au financement ou au montage (par son argent, ses contacts, ses compétences) d’un reportage qui l’intéresse. C’est lui le commanditaire, celui qui fait confiance à un journaliste qui se met donc à son « service ». Journaliste dont il s’engage à respecter l’indépendance et le professionnalisme.
Ca a un côté mercenaire, mais je ne crois pas qu’il faille le voir comme ça. C’est surtout un moyen de resserrer les liens entre le public et la profession. Il y a plein de nuances dans cette idées trop longues à expliquer ici.
Effectivement, J’aime l’info ne marche pas, pas plus que Glifpix. Ce sont à mon sens des usines à gaz pas du tout attractives. Par contre, Spot.us fonctionne outre Atlantique. Et chez nous, Ulule et Kisskissbankbank ont déjà permis de financer certains projets. Il y aurait du travail à faire dans ce sens, parce que les plateformes hexagonales me semblent trop embryonnaires pour une gestion optimale des sujets presse. En terme de confiance et de crédibilité, particulièrement.
Tu parles d’une haute autorité. Mais où places tu le SNJ là dedans ?
Vachement bien. Merci Théo pour ce texte complet. Il y a matière à discussion et surtout à action. Si j’ai bien compris, dans les grandes lignes, ça revient à faire du journalisme ce qu’il aurait toujours du être, un service public.
J’irai aussi chercher du côté du crowdfunding pour le financement et aussi vers le crowdsourcing (affreux mots).
Et à mon sens, on pourrait rajouter un onzième point : rapprocher les journaliste du public, par la transparence et les échanges. Parce que c’est quand même l’une des profession la plus mal considérée et la plus mal connue. Et le crowdfunding peut aider à ce rapprochement.
On commence quand ?