Après l’état des lieux, le rapport Downie Jr/Schudson rédigé pour l’école de journalisme de Columbia se penche sur les initiatives qui se multiplient.
Des start-up, souvent à but non lucratif, sont lancées par les journalistes qui ont quitté dans « anciens » journaux, et des initiatives naissent au sein des universités. Et les auteurs de citer le Voice of San Diego, un journal local uniquement accessible en ligne, né de l’insatisfaction d’un homme d’affaires du coin, Buzz Wooley, vis-à-vis du traitement de l’actualité par l’ Union-Tribune’s. Avec seulement 100 000 visiteurs uniques par mois, l’audience du site reste modeste. Mais ce nouveau média s’est illustré par des scoops -sur des fraudes locales, des statistiques truquées sur la criminalité…- qui ont débouché sur des réformes et des procès.
D’autres start-up expérimentent le « pro-am journalism », qui repose sur le mélange de contenus établis par les professionnels et par les amateurs. C’est le cas de ProPublica, qui a adjoint à sa quarantaine de journalistes un réseau de citoyens volontaires capables d’apporter leur expertise à certaines enquêtes.
Le site Politico est un autre exemple de belle réussite : ses 70 reporters se sont spécialisés dans le scoop intensif sur la vie politique au niveau national. Un peu comme si le Canard enchaîné s’était posé dans une marre 2.0 ! Le plus fort c’est que ce site dispose d’une édition papier et qu’il est financé non seulement par la pub mais aussi par les lobbys.


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